ELVIS PRESLEY, de la naissance d’une légende dans les années 50, par Frédéric Lecomte

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ELVIS PRESLEY

Elvis Presley effectue ses premiers pas en studio le 18 Juillet 1953 à Memphis dans le Tennessee.

C’est un adolescent de dix-huit ans, timide, introverti, pataud et peu sûr de lui, qui enregistre « My Happiness » et « That’s When Your Heartaches Begin » en s’accompagnant seul à la guitare. La prise de son est réalisé par Sam Philips, alors âgé de trente ans, producteur et grand manitou des studios Sun.

Présente dans les studios Sun, la standardiste Marion Keisker interroge Elvis Presley :

« Comme qui chantez-vous ? », lui demande-t-elle.

« Je ne chante comme personne d’autre » affirme le jeune homme.

« My Happiness » et « That’s When Your Heartache Begins » ne sont pas destinées à servir de bande de démonstration dans le but d’obtenir un contrat discographique, Elvis les enregistre pour les offrir à sa mère Gladys Presley.

Un cadeau qui lui coûte 3,98 dollars hors taxes, somme qu’Elvis Presley peut payer grâce à son salaire de camionneur.

Après être retourné au studio Sun en début d’année 1954, Elvis Presley obtient enfin la possibilité de pouvoir enregistrer dans l ‘optique de faire un disque en juillet.

La séance d’enregistrement commence laborieusement. Au départ, Elvis Presley et ses musiciens jouent des ballades, mais la magie n’opère pas.

C’est durant une pause qu’Elvis Presley, contre toute attente, se met à interpréter, seul à la guitare acoustique « That’s All Right », composition de l’envoûtant bluesman Arthur «, Big Boy » Crudup. Dans une atmosphère bon enfant, Bill Black rejoint Elvis la contrebasse et Scotty Moore l’accompagne à la guitare électrique.

Le résultat dépasse toutes les espérances de Sam Philips : une légende est née ! « That’s All Right » paraît en 45-tours le 19 juillet 1955 avec une version hallucinante de « Blue Moon » du chanteur country Bill Monroe.

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Pour son second 45-tours, Elvis Presley enregistre en septembre 1954 le fulgurant « Good Rockin’ Tonight » et l’année suivante, il immortalise « Mystery Train ».

Avec à ces disques d’anthologie, Elvis Presley qui, sur scène se met à gesticuler à la grande surprise de ses musiciens, devient très vite une star locale dans le sud des Etats-Unis grâce à un charisme hors du commun qui subjugue le public.

Le jeune homme soigne son image. Il s’habille comme les macs noirs de Harlem, porte les cheveux longs et garde ses rouflaquettes de camionneur.

Mais le succès à l’échelle nationale n’est pas encore au rendez-vous et à la fin de l’été 1955, Elvis Presley effectue sa dernière séance de studio pour Sun Records, avant de signer chez RCA le plus gros contrat de l’histoire de la musique, orchestré par l’implacable Colonel Parker qui désormais manage le King d’une main de fer.

Elvis Presley se classe enfin numéro 1 dans les charts américains avec « Heartbreak Hotel » qui paraît en janvier 1956.

C’est grâce à la télévision qu’Elvis Presley devient une star nationale aux Etats-Unis. Une seule image diffusée est regardée avidement par des millions de téléspectateurs et les enjeux économiques, politiques et culturels, deviennent faramineux.

Entre janvier 1956 et janvier 1957, Elvis Presley apparaît douze fois à la télévision où il crée une sensation de plus en forte. Chaque show devient le grand moment de rassemblement familial, et du jour au lendemain, toute l’Amérique commente et décrit la prestation de ce jeune chanteur venu du Sud profond.

Véritable ovni télévisuel, Elvis Presley déclanche le scandale par son look et ses déhanchements suggestifs.

En moins de deux mois, Elvis Presley devient une grande star  aux Etats-Unis, au même titre que Frank Sinatra ou Marilyn Monroe.

Le 1er septembre 1957, Elvis Presley se produit au Sicks Stadium à Seattle. Le King arrive sur scène en Cadillac et demande au public de se lever pour qu’il entonne l’hymne américain, « Star Spangled Banner », avant de saisir sa guitare et d’attaquer furieusement « Hound Dog ».

Dans le public, un jeune adolescent à peine âgé de quinze ans n’en croit ni ses yeux ni ses oreilles. Il s’agit de Jimi Hendrix qui, après avoir subi un véritable électrochoc, ou plutôt, un électrorock, reprendra, lui aussi et à sa façon, l’hymne américain douze ans plus tard en clôture du festival de Woodstock.

En 1958, alors au sommet de sa gloire, Elvis Presley part faire son service militaire. Durant deux ans, il vit dans une caserne, en Allemagne, où il emmène avec lui la fin des années 50.

Durant toute sa vie, Elvis Presley rend hommage aux musiciens noirs qui ont inventé le rock’n’roll.

Frédéric Lecomte

 

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