Le succès des romans d’Elena Piacentini

Elena Piacentini, romancière : une présentation
par Ugo Pandolfi

 

Elena Piacentini sur le tournage de Meurtres à Bastia - 2016 DR corsicapolar.eu

La blogosphère est en train de le confirmer : Elena Piacentini devient l’une des voix majeures du polar francophone.
Découvrez-là. Trois de ces derniers romans sont désormais disponibles chez Pocket : Carrières noires, Le cimetière des chimères, Des Forêts et des âmes.
Aux vents mauvais , publié en janvier 2017 aux éditions Au-delà du raisonnable, est la septième enquête du commandant de police Pierre-Arsène Leoni.
Dans les caves d’une maison en démolition, la découverte d’un corps en position de gisant permet à Leoni de rouvrir un dossier de disparition. Non loin de Lille, les germes de la haine ont pris racine et tant pis pour l’illusion d’une campagne paisible.
Au début – annonce la quatrième de couverture – il y a le couteau qu’un gosse doit cacher dans un arbre, sur une île lointaine. A l’arrivée, cinquante ans plus tard, il y a un cadavre scalpé dans une cave de Roubaix. Leoni arrive alors bien trop tard pour protéger et servir. Tout juste pour compter les morts, chercher pour eux la justice, et comme toujours trembler pour les siens.
Ce roman, empli d’humanité, ouvre au scalpel l’un de ces passés qui nous sautent à la gorge et dont la République ne manque pas. Les blessures des Réunionnais de la Creuse sont encore vives.
Une agitatrice de neurones
Intrigues, profondeurs des personnages, musique des mots, rythme de l’écriture, cette nouvelle enquête du commandant Leoni comme toute la série est en tout point remarquable. Elena Piacentini est une agitatrice de neurones, efficace, redoutable, addictive. Une belle, grande, profonde et farouche nouvelle voix du polar francophone.
Redoutable, cette femme dont l’écriture à la lame délivre des bienfaits à chaque ligne, à chaque page, sans nous lâcher jamais. Que du bonheur tant elle sait déchirer nos corps, nos âmes et nos société malades tout en faisant résonner dans le même temps notre capacité à éprouver ce que l’autre éprouve. L’empathie, ça s’appelle. Une denrée rare.
Leoni, mais pas que…
A retenir aussi, pour tout bien reprendre depuis le début, que les éditions Au-delà du raisonnable livre une nouvelle édition revue et corrigée d’Un Corse à Lille, la première enquête du commandant Leoni. Ce premier roman, dédié à sa grand-mère Angelotta, est un livre pour lequel la romancière a une tendresse toute particulière. Elena Piacentini l’expliquait récemment dans son espace Facebook : il est le seul que ma grand-mère ait lu avant de me quitter. Mémé Angèle s’y est reconnue et a apprécié l’hommage qui lui était rendu. Avec une petite larme et un message pudique enregistré sur mon répondeur.  » Elena ? … C’est mémé… Bravo pour ton livre… Bisous. » Je t’embrasse aussi mémé. Tous les jours. Comme moi, Leoni te doit beaucoup.
Elena Piacentini est un écrivain qui fait terriblement du bien, là où ça fait mal. Auteure de nombreuses nouvelles, également scénariste, Elena Piacentini n’a pas fini de nous séduire, avec ou sans l’ombrageux Leoni : pour la rentrée littéraire 2017, elle signe le premier tome d’un diptyque chez Fleuve noir. Il s’intitule Comme de longs échos.

Ugo Pandolfi

 

DR audeladuraisonnable

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